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Jeux grattage

Jeux d'argent : une nouvelle thérapie pour les personnes dépendantes

Plus de 1,2 million de Français sont accrocs aux jeux d'argent selon une récente étude. Une situation qui pousse les établissements hospitaliers à lancer de nouveaux programmes d'accompagnement et de soins.

Le jeu est une activité humaine essentielle qui apporte du plaisir et un sentiment de récompense. Tout au long de sa vie l'homme pratique ainsi le jeu. Dès son plus jeune âge, l'enfant acquiert des compétences par le jeu, nécessaires à son épanouissement tant intellectuel que physique, en développant sa motricité, son intelligence, ou même sa sociabilité. Une fois adulte, l'Homme va continuer de jouer pour oublier ses obligations professionnelles, pour s'apporter du plaisir seul ou à plusieurs, pour ressentir une émotion, du plaisir, du bonheur, un sentiment de bien-être.

L'immense majorité des joueurs a une pratique de type récréative, le but étant de passer un bon moment seul ou à plusieurs. Cependant, pour un petit nombre d'entre eux, le jeu peut devenir excessif voire carrément pathologique. Dans ces cas, quels soins peuvent être apportés aux "malades" ? 

La dépendance aux jeux d'argent toucherait actuellement 1,2 million de Français, une situation d'autant plus préoccupante que seuls 2% d'entre eux se font accompagner. Difficile de se dire ainsi à partir de quand l'addiction s'installe quand on a pris l'habitude de se rendre sur notre site favori.

Selon l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies) c'est ainsi près d’un Français sur deux (âgé de plus de 18 ans) qui en 2010 a joué à un jeu de hasard et d’argent au moins une fois dans l’année. Cela n'en fait pas des malades, mais pour certains d'entre eux, les plus addictifs, la situation peut vite tourner au drame.

Jeux grattage

Malgré la plus grande facilité d'accès aux jeux d'argent en ligne, les joueurs considérés comme 'problématiques", qui jouent en ligne, ne représenteraient que 17% des 1,2 millions de joueurs accrocs.

Qu’est-ce que le jeu d’argent pathologique ? Pour les spécialistes les comportements de ces joueurs vont se caractériser par des altérations avec des conséquences physiques, psychiques, familiales, professionnelles, sociales et même entraîner la mort dans les cas les plus graves. Il s'agit ici du même comportement que pour les autres addictions de tpe drogues. 

Le joueur pathologique va perdre peu à peu le contrôle de son comportement de jeu et ce malgré la conscience qu’il peut avoir des conséquences néfastes sur sa propre vie. Pour les accros des jeux d'argent, type poker ou jeux de casino, le risque financier est présent. Certains gagnent bien leur vie avec ce type d'activité ais d'autres se retrouvent endettés. Et quand l'argent vient à manquer, et donc qu'il n'y a plus de possibilité de jouer, le joueur pathologique va alors développer un sevrage, marqué par des symptômes graves comme le trouble du sommeil, de l’irritabilité, de la nervosité, voir de l'agressivité ou encore une perte d’appétit, des maux de tête, voir même pour les cas les plus graves une véritable dépression. En complément, d’autres addictions peuvent survenir comme l’alcool, le tabac, la prise régulière de tranquillisants voir de drogues.

Le jeu pathologique peut conduire à des problèmes financiers importants, ces individus doivent alors emprunter de l'argent aux banques, aux proches ou encore doivent se résoudre à vendre leurs biens personnels pour pourvoir assouvir leur dose de jeu. Bien souvent, ces situations extrêmes brisent les familles, et peuvent même conduire au suicide.

Pour s'en sortir, il n'y a pas 36 solutions, il faut une prise en charge médicale comme c'est le cas pour toutes les autres addictions, et plus la prise en charge est précoce, meilleurs seront les résultats. Selon les diverses études recensées, la probabilité de guérison peut atteindre 60% même si certaines séquelles peut subsister comme par exemple le surendettement, l'abus de drogue, la vie familiale brisée,... Comme pour toutes les addictions, le premier interlocuteur peut être son médecin généraliste qui est celui qui connaît le mieux son patient, il pourra le conseiller et le suivre dans sa démarche et l'orienter vers les spécialistes.

C'est pour l'ensemble de ces raisons que l'hôpital Paul Brousse de Villejuif vient de lancer un nouvel essai thérapeutique pour accompagner ces joueurs pathologiques. L'idée est d'aller au-devant des joueurs et ce sont les médecins qui se déplacent ou consultent à distance. Des exercices sont proposés sur l'écran des joueurs qui sont ensuite complétés par des entretiens téléphoniques avec un spécialiste des addictions.

Le but n'est pas forcément d'empêcher les joueurs de pratiquer le jeu, comme pour une drogue c'est quasi mission impossible, mais plus de se rendre compte de leur addiction et de récupérer le contrôle pour continuer à profiter pleinement du jeu sans en devenir accro.

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